Téléportation de Amsterdam à Paris en un clic, je retrouve la même rame et la même ligne de métro que dans la real life (M3 Galliéni ;-)...Avec des détails qui tuent : un distributeur de Coca-cola et deux cannettes de 8.6 renversées sur le quai du métro : Qui dit meilleure implantation de marques ?
A préciser, les wagons très ressemblants ne sont pas signés RATP...Bravo pour cet univers créatif.
Je termine le montage et la post-synchronisation du film tourné à Aubusson avec mon téléphone portable (surréaliste, non ?), pour la tombée du métier du Gant de Juliette, qui a eu lieu Jeudi 23 juin à 18h30. Une première pour ce final cut, très prochainement en ligne avec les photos et mes impressions...
En attendant, vous trouverez le compte-rendu de Michel Moine en cliquant ici.
Impossible de blogueur depuis Vendredi dernier. Voilà ce qui me manquait ici, à Dublin : un adaptateur secteur pour mon portable. On parle beaucoup de la France au pays depuis Dimanche soir, Chirac fait la Une. Il pleut des cordes. Ma chambre d'hôtel est confortable. Tout est calme en Irelande, ça fait du bien après Cannes.
Première performance du festival réalisée en before sur la terrasse du Zee Club. Pendant ce temps-là, Fanny était là.
Première projection hier avec Caché de Michaël Haneke. Magistral. Après La pianiste, le réalisateur signe une oeuvre brillamment mise en scène, rythmée par une série de longs plans séquences qui entraîne le spectateur sur une intrigue multi-piste ultra rigoureuse. Les spectateurs ne sortiront pas indemne de ce film miroir à bords tranchants.
"Il existe un tel
décalage entre l’émotion cinématographique et la superficialité du
show-business, que le festival est devenu pour moi un sujet
d’expression à part entière."
De 1998 à 2001, Galienni joue les imposteurs, s'invente des noms et des métiers pour vivre le festival du bon côté de la barrière : Ces happenings s’inspire des théories de l’esthétique relationnelle où l'art n’a pour medium qu’une carte de visite aux identités multiples, selon l’opportunité du carton à saisir. Pendant les 15 jours du festival, on le croit comédien, journaliste, attaché de presse, groom service...Un moyen d'accéder dans les soirées les plus huppées des hauteurs de Cannes, sur les yachts et les plages privées. " La barrière est dans la tête. A Cannes, plus c’est gros et plus ça marche". Mais l'ironie du jeu redouble d'interêt dès que l’on s’aperçoit que le festival est une imposture médiatique. " Les caméras de TF1 (Combien ça coûte, 1999) Canal + (Un jour à Cannes, 2003) et France 2 ( Performance en direct live depuis le Majetic pour l'émission Comme au Cinéma) filment les multiples facettes des personnages inventés par Galienni, que l’artiste manipule d’un reportage à l’autre. "J’enregistre les émissions où je passe en prime-time pour les remixer ensuite en vidéo d’art subversif. Le scenario est improvisé, les personnages inventés, les situations misent en scène. Pour les téléspectateurs, tout semble vrai, réel, alors qu’il s’agit d’une manipulation mise en scène"
Galienni profite l’année suivante de cette petite notoriété illégitime pour s’infiltrer davantage. Et comme quoi : on lui confie la direction artistique de la terrasse du Noga-Hilton en 2002. Comme personne ne me connaît vraiment, je peux me faire passer pour un photographe de mode ou un agent artistique. Je profite d’être en contact avec les célébrités pour leur tirer le portrait. Ma signature, c’est un carton "reserved" volé lors d’un repas de prestige au palm beach, où je figurais parmi 300 convives soit disant "triée sur le volet". Plus tard, je rassemblerais toutes ces pièces à convictions issues de la société du spectacle contemporaine, en observateur témoin. Le but du jeu étant de peindre cet éco-système."
Après la photo et la vidéo, c’est aujourd’hui avec la peinture que Galienni réalise ses happenings à Cannes, dans une démarche totalement inverse. "ma préoccupation aujourd’hui est de montrer que la peinture est un art vivant comme le cinéma. la performance me permet d’avoir cette attitude nomade, de peindre là où l’on s’y attend pas, en temps réel."
J'ai visité des monuments, des musées, des sites uniques comme Pompéi, des lieux merveilleux, tous chargés d'histoire : Mais il y a aussi la rue, ses tags, une expression contemporaine postée à la va vite ici et là, au coeur de la ville. Notre époque. Comme les blogs, la rue est la page perso d'une culture qui s'invente tous les jours, et je m'en inspire pour de futurs toiles. Dans chaque ville, il suffit de regarder les murs pour comprendre son histoire, sa naissance : Romulus & Remus recueuillis par la louve, le Coliséo...des ruines futures, là, sous nos yeux. De belles pièces de musée en tous les cas.
Chaque matin, au petit-déjeuner, je m'entraîne à croquer le Coliséo qui se présente sous son meilleur angle depuis la terrasse. Mais après avoir fait l'acquisition d'un nouvel appareil numérique, je n'ai pas resisté à l'envie de réaliser un petit panorama en vidéo, d'autant plus que le soleil était au rendez-vous aujourd'hui...
Cliquez sur le lien ci-dessous pour visionner la vidéo :
Petite virée pour un séjour "tourisme culturel" à Rome qui coïncide par hasard avec l'actualité internationale...Donc, plus de touristes que prévu. Une nouveauté depuis juin dernier : l'ouverture de MACRO (museum d'art contemporain de Rome, NDRL) avec une magnifique exposition de peinture de Jenny Saville, une artiste dont j'avais pu apprécier le travail à la Saachi Gallery de Londres ( sur les pas de lucian Freud en plus traumatique)...Désolé pour les photos, j'ai écrasé par mégarde et en mauvais touriste la carte mémoire de ma journée. Je me suis un peu égaré pour ce premier jour, en quête d'un cyber-café introuvable...
Après un bon vin chaud en haut des pistes, on calcule plus les bosses sur le retour...Cliquez sur le lien ci dessous pour voir la gamelle :
Download MVI_3942.AVI
En stale fish sur la photo. Pour voir le floater jump, cliquez sur le lien ci-dessous :
On peut pas réussir à chaque coup...Pour visionner la gamelle, cliquez sur le lien ci-dessous :
Download 231-3196_MVI.AVI
Pour voir la vidéo du Jump 360°, cliquez sur le lien ci-dessous :
Download MVI_3940.AVI
Voilà à quoi ressemble la vue depuis notre fenêtre de chalet à Tignes. Petite semaine de Freeride avec Emmanuel Vivier et Alexandre Very de Culturebuzz.com. Officiellement, on est en séminaire de travail. Chut !
Samedi après-midi, rencontre avec Christian Blanchon pour choisir les coloris de laine de la tapisserie. Après quelques explications du lissier, j'assiste aux premiers filages de l'oeuvre qui se tisse par son envers. Je reviendrais d'ici quelques mois sur Aubusson pour la tombée du métier : en coupant le dernier fil, l'oeuvre se révèle dans son endroit. Une renaissance du Gant de Juliette qui aura lieu au printemps...
Nous voilà assis aux premières loges du cirque. A ma droite, Jacques Cinquin croque à l'ancienne l'intérieur du chapiteau, un univers qui a beaucoup inspiré les peintres, et pour cause : ce spectacle vivant est tellement captivant qu'on oublierait presque de le mobloguer. Juste à un mètre devant nous, ce sont des chevaux et des chameaux qui défilent, de tellement près que l'on reçoit des grains de sable sur la figure à leur passage. L'effet authentique, encore plus fort qu'au cinéma. Mais au cirque, tout va crecendo : après l'entracte, on assiste à un grand numéro de dressage avec neuf tigres blancs pour un numéro made in Las Vegas, primé au dernier festival de Monaco. Puis c'est le grand final avec trois éléphants gigantesques qui montent sur leurs pattes arrières au moindre claquement de fouet. Je ne pensais pas qu'Aubusson serait aussi dépaysant que ça !
Bernard Petit me fait visiter le musée d'Aubusson où se côtoient tapisseries anciennes et modernes. Je découvre ainsi les oeuvres maîtresses de Le Corbusier, Franck Stella, Robert Delaunay sur des dimensions impressionnantes. Vu de près, les mailles de différentes tailles invitent au toucher. Je retrouve Michel Moine à l'atelier Courant d'Art, puis nous allons rendre visite à l'atelier de jacques Cinquin pour l'apéritif, avant de nous rendre au cirque...
Je découvre la ville d'Aubusson sous une magnifique journée ensoleillée. La ville est très verticale du fait de son implantation dans la vallée et offre plusieurs points de vue sur son centre, qui a le cachet et le charme d'un vieille ville de province française (environ 5.000 habitants). La culture de la tapisserie transmise de génération en génération depuis des siècles est très présente sur la commune et s'exposent partout, de la Mairie à l'Office du tourisme en passant par le restaurant où nous avons déjeuné. Un véritable voyage dans le temps.
Nous arrivons à l'office du tourisme où je découvre de splendides tapisseries anciennes ainsi que les machines artisanales du 16ème siècle. Toutes ces pelotes de fils colorées me rappellent les tanneries de Fès que j'avais visité l'an passé au Maroc. Je réponds au question du journaliste de La montagne tandis que je découvre le carton du Gant de Juliette prêt à être tisser. Nous avons rendez-vous demain avec le lissier Christian Blanchon pour choisir les coloris de laine pour la tapisserie.
Je retrouve Michel Moine pour un dejeuner fort sympathique en compagnie de Bernard Petit, adjoint au maire et gérant de l'atelier Courant d'art, Jacques Cinquin, peintre local inspiré par l'univers du cirque et Raoul Gibault, directeur du cirque Medrano, en représentation tous les deux ans sur la commune. Par chance pour moi, l'unique spectacle de cirque a lieu ce soir, à 19h30. Après le café, nous nous rendons à l'office du tourisme où sera tissé le Gant de Juliette...
Le chef de gare siffle le départ de mon train pour Aubusson à 9hO9 pétantes. Je descends aujourd'hui sur la commune de Michel Moine qui m'invite pour le week-end afin que nous puissions démarrer la tapisserie du Gant de Juliette. Au même moment, un autre blogueur parisien réalise son autoportrait, comme tous les jours à la même heure.